Enquête en duo (PV Connor)

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Mer 28 Fév - 17:02
Lisbeth me demande alors de partir, mais je commence à parler d'Alex et à nouveau elle change d'humeur. Combien de facettes a-t-elle ? Alors que j'étais sur le point de partir Lisbeth, me demanda surprise :

-Tu connaissais Alex ?

-D'une certaine manière, répondis-je ne me tournant ver elle.

Sa voix était étrangement plus douce et alors qu'elle avait toujours paru si << neutre >> Lisbeth reflète de la nostalgie autant dans sa voix que sur son visage. Puis avant même que je n'ai le temps de poser une question la jeune femme enchaîne avec une autre affirmation qui me surprit davantage :

-Elle n’est… elle n’était pas une criminelle, c’est plus compliqué que ça !

Quoi ?

-Elle n'était, je répète surpris.

À nouveau, elle redevient mystérieuse. Elle semble mal alaise même triste. Même comme ça j'ai du mal à comprendre.
Comment peut-elle dire ça ? Elle a participé à un trafic de médicament ce n'est pas rien quand même ! Et même plus encore. Plus compliqué que ça ? À moins qu'Alex n'ait été victime de chantage, je ne vois pas pourquoi, ce serai << plus compliqué que ça >>, les psychiatres gagne bien leurs vies quand même.

-Plus compliqué ? Mais enfin, tu te rends compte de ce que tu dis ?! Elle a participé à un trafic de médicament et, la dernière fois elle a utilisé une adolescente pour ça ! On ne se sert pas des gens comme ça.

Je ne comprends pas pourquoi Lisbeth la défend autant. Ce n'est pas comme si Alex Vaughn n'avait pas revendu des médicaments forts à des drogués. Depuis Sunny, j'ai vraiment beaucoup de mal avec les gens qui vende de la drogue. Sunny, elle cherchait juste à fuir son père et à oublié sa douleur. Et des gens comme Tyke ou Alex les utilise pour vendre de la drogue et se faire de l'argent. Pour eux, les humains ne valent rien, c'est juste des << produits >>. Tyke au moins on savait tout de suite ce qui le préoccupait, il n'était pas malin du tout comparé à Alex. Alex qui a utilisé des jeunes filles et des jeunes hommes qui n'avaient rien demandé. Et j'ai de plus en plus l'impression Lisbeth et l'une de ses victimes, elle est trop attachée à Alex.

-C'est toi n'est ce pas ? demandais-je avant qu'elle n'ait le temps de dire quelque chose. Tu es l'une des filles dont elle s'est servie.

Son visage se décompose petit à petit.
Pacte des Insurgés ~ Humain
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Mer 28 Fév - 17:40
Elle s’était trompée, son espoir s’envola rapidement lorsque Connor répondit vaguement qu’il la connaissait « d’une certaine manière » mais ne paraissait même pas savoir qu’elle était morte. Il ne pouvait pas être proche d’elle, il ne pourrait rien lui apporter sur Alex. Et elle ne pourrait pas lui dire qu’elle avait été tuée. Elle ne voulait pas particulièrement le cacher, elle était simplement incapable de prononcer cette évidence : « Alex est morte ». Elle ne l’avait jamais dit ces quelques mots depuis plus de 10 ans, refusant d’une certaine manière de donner réalité à ce qu’elle n’acceptait pas.

Et puis Connor reprit la parole, d’une voix et d’un ton moralisateur qu’elle ne supportait pas. Il n’avait pas le droit de la juger, et surtout de la condamner de cette manière, sans la connaître. Elle n’était pas stupide, elle savait bien que le trafic de drogue était interdit et même moralement condamnable. Mais une part d’elle s’en moquait, rationalisant tout cela pour mieux excuser Alex. Après tout, ce n’était que du commerce, la psychiatre n’avait fait que répondre à une demande… Ces consommateurs, figures bien lointaines pour Lisbeth, avaient fait leur choix en achetant la drogue… Et puis Alex lui avait bien aussi fourni ce dont elle avait besoin pour se sentir bien, pour réussir à se confronter au monde qui l’entourait au lieu de s’enfermer dans sa bulle. Elle lui avait appris à gérer sa consommation, juste ce qu’il fallait pour dépasser son handicap, jamais elle ne l’avait forcé.

« Chacun est libre de ses choix, elle n’a jamais poussé personne à consommer de la drogue » résuma Lisbeth sur un ton rationnel pour prendre la défense de son ancienne compagne. Comme toujours elle banalisait les actions d’Alex, preuve de sa loyauté.

L’échange aurait pu se terminer là, et la brune repousser à nouveau Connor vers la sortie. Mais les dernières paroles du jeune homme firent réagir beaucoup plus durement Lisbeth. D’abord ce fut la colère… A nouveau il jugeait, comme ces policiers qui l’avaient interrogé, comme ce juge des tutelles qui avait évalué qu’elle était incapable de prendre une décision par elle-même et qu’elle s’était fait manipulée.

« Elle ne sait pas servi de moi ! Je savais exactement ce que je faisais, elle ne me l’a jamais caché ! » Il était exceptionnel que la brune parvienne à exprimer sa colère, mais elle l’avait tellement répété au moment de l’enquête qu’elle ne pouvait plus le retenir maintenant. D’ailleurs elle n’avait compris pourquoi personne ne l’avait entendu à l’époque… Alex avait été jugée coupable, elle aussi aurait mérité d’être sanctionné, elle avait aidé pendant plus d’un an sa compagne à trafiquer l’état de stock de la clinique pour faire sortir en douce les médicaments.

La colère laissa subitement place à l’incompréhension lorsque Connor ajouta « l’une des filles dont elle s’était servie ». Il semblait trop sûr de lui pour s’être trompé dans ses propos, et elle était trop intelligente pour ne pas comprendre ce qu’il venait de révéler. Les filles ? De quoi parlait-il ?

« Il n’y avait personne d’autre, il n’y avait que moi »

Cette fois, elle semblait plus désemparée qu’en colère. Elle ne comprenait pas ce qu’il lui racontait. Jamais il n’y avait eu d’autres filles proches d’Alex, elle était la seule, son histoire avec la psychiatre était unique, Alex le lui avait dit plusieurs fois.

« Je ne sais pas pourquoi tu fais ça, quel est ton but, mais tu mens. Je ne te crois pas » Elle avait repris sur elle, le ton plus assuré, elle était certaine d’elle, et certaine des sentiments d’Alex.
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Mer 28 Fév - 19:05
Lisbeth semble minimiser les choses comme si tout ça n'était pas grave. Ça va, c'est rien Connor elle a juste utiliser des personnes pour gagner du fric. Tout ça me met plus en colère que ça ne devrait, à l'époque ça me saouler d'entendre mon père parler de ça. Maintenant, je m'en veux tellement de ne pas y avoir prêté plus d'intention. Et alors il me paraît évident que Lisbeth est été la dernière victime d'Alex, j'évite de parler de son handicap parce que je doute que ça lui plaise.
-Elle ne sait pas servi de moi ! Je savais exactement ce que je faisais, elle ne me l’a jamais caché !
Encore une fois, elle prend sa défense, Alex est vraiment très doué pour ça ! Même aussi, loin, Lisbeth lui reste fidèle. Je comprends, j'ai refusé d'admettre pendant longtemps qu'Holtz s'était servit de moi. Idem, pour Cordelia, elle me manipulait si bien, mais je n'ai jamais rien dit. La vie semblait moins horrible avec elle à mes côtés, même si maintenant notre relation me dégoûte.

Après que j'ai déclaré qu'elle << était l'une des filles >> dont Alex s'était servie Lisbeth retrouve sont calme.
-Il n’y avait personne d’autre, il n’y avait que moi.
Je laisse échapper un rire nerveux alors que j'évite de la regarder. Elle ne comprend pas pourquoi elle l'a trahi. Moi non plus je ne comprenais pas pourquoi Holtz avait ça, je pensais qu'il m'aimait quand même un peu.
-Je ne sais pas pourquoi tu fais ça, quel est ton but, mais tu mens. Je ne te crois pas
-Lisbeth tu m'a prouvé que tu es une fille intelligente. Regarde-moi, je ne mens pas.
Je soupire, je sais bien qu'elle ne va pas m'écouter, même si elle sait que j'ai raison. Moi personne ne m'a sauvé. Angel aurait pu, mais il ne l'a pas fait. C'est peut-être trop tard pour Lisbeth certes....

Je passe devant elle en l'ignorant. Je m'installe devant son ordinateur, j'ouvre un nouvel onglet et me connecte avec le mot de passe de mon père sur le site de la police.
-Pour quelqu'un qui est très attaché à Alex, je trouve que tu connais très peu de chose sur elle.
J'essaie de me concentrer sur ce que je fais. Lisbeth doit être hyper en colère et je ne suis pas trop sûr de moi en faisant ça. Si ça se trouve, elle ne voudra même pas regarder et peut-être que ça lui laissera des séquelles. Mais de toute façon Alex lui a déjà laissé des séquelles donc.

Je parviens à trouver des dossiers de la jeune femme où une photo de profil d'elle y été affiché. Deux ans avant Lisbeth, une autre fille Ruth Sheaves avait été victime de la même chose que Lisbeth. Elle avait vingt ans, jeune infirmière. À cette époque, Alex était une autre personne. Elle avait usurpé l'identité de quelqu'un d'autre pour mieux effectuer ses transactions. Je n'arrive toujours pas à comprendre comment toutes ses filles et garçons peuvent tomber dans son charme comme ça. Ruth a été arrêté mais Alex à quitté Houston pour New York.

Trop absorbé par la lecture du dossier, je finis par oublier que Lisbeth est derrière moi. Je n'osais pas me retourner pour la regarder. Je ne sais pas si elle arrive à croire ce qu'elle voit ou si elle est encore dans le déni. Je meurs d'envie de me retourner, mais j'ai peur de voir sa réaction. Je commence à regretter, je ne l'ai peut-être pas aidé, je lui fais juste du mal. J'étais en colère, j'ai réagi sur le coup sans trop réfléchir. Ou alors je pensais trop justement.... Je me mors la lèvre et finis par jeter un œil discret sur elle.
Pacte des Insurgés ~ Humain
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Mer 28 Fév - 20:10
Connor l’interpella, affirmant qu’il ne mentait pas. A nouveau, elle ne pouvait pas soutenir son regard, elle baissa les yeux sur le sol, visiblement mal à l’aise devant l’assurance du jeune homme. Il cherchait à la faire douter et malgré sa certitude, elle ne savait pas comment lui faire entendre qu’il se trompait sur Alex, qu’elle n’était pas celle que la police s’imaginait. Prise par l’émotion, la brune ne songea même pas à interroger Connor sur la façon dont il avait connaissance de ce qu’il affirmait.

Alors qu’elle pensait que la conversation allait en rester là, et qu’il allait quitter l’appartement, ce fut tout l’inverse qui se produisit. Sans lui demander son accord une fois de plus, il rejoignit la pièce principale, et s’accapara son ordinateur, chose qu’elle détestait. Elle ne le prêtait jamais, mais voilà que déjà le jeune homme s’était installé, brisant ses petites habitudes qui étaient pourtant si importantes pour elle.

Il la provoqua en ajoutant qu’elle ne connaissait pas beaucoup de choses sur Alex. Et comme si il voulait prouver ce qu’il avançait, il pianota sur l’ordinateur. Malgré la distance, elle reconnut sur la page qui s’affichait le visage de la belle brune. Elle ne pouvait pas faire autrement que se rapprocher et en savoir plus. Il s’agissait d’un dossier de police. Par-dessus l’épaule de Connor mais à quelques pas derrière, elle pouvait elle-aussi en lire le contenu. Ruth Sheaves… Elle connaissait ce nom !

« Alex m’a parlé de cette Ruth… C’est à cause d’elle qu’elle a du quitter Houston et qu’elle est venue à New York. Elle l’accusait de la harceler, mais c’était faux, c’était elle qui la cherchait sans arrêt » expliqua avec un certain enthousiasme la brune. Si Alex lui en avait parlé, c’est qu’elle n’avait rien à cacher, la police s’était trompée ou alors il s’agissait d’une machination contre la psychiatre dont elle ne comprenait pas le but. Une partie d’elle voulait tellement y croire que cela la rassura pendant plusieurs minutes.

Mais elle continua à lire en même temps que Connor. Elle parcourait les lignes rapidement, et lorsqu’elle arriva au bout du dossier que le jeune homme faisait défilé, son visage s’était à nouveau renfermé, elle était très pâle. Il n’y avait pas que Ruth, il semblait y en avoir beaucoup d’autres… de jeunes garçons aussi…

« Ce… ce n’est pas possible, ils se trompent, ça ne peut pas être Alex » dit-elle à voix haute, troublant le silence qu’elle sentait comme pesant dans la pièce. Tout ce à quoi elle croyait semblait s’écrouler… Les rapports détaillés étaient en total décalage avec ce qu’elle connaissait de sa compagne… Il s’agissait d’une autre personne… Alex lui avait répété souvent qu’elle était comme elle, qu’elle n’avait jamais aimé que les femmes, qu’elle n’avait jamais eue d’attirance pour les hommes. Et là, plusieurs histoires avec de très jeunes hommes lui étaient créditées.

Elle s’éloigna, elle ne voulait pas en lire davantage. C’était n’importe quoi ! Ou même si c’était vrai, ce n’était plus la même Alex lorsqu’elle l’avait rencontré, et encore moins quand elle l’avait retrouvé à 25 ans, à sa sortie de prison et qu’elles étaient parti pour Mexico. Si elle ne l’aimait pas sincèrement, pourquoi était-elle revenue vers elle ? Pourquoi avoir voulu partager sa vie avec elle ? A l’époque, elle ne lui servait plus à rien dans son trafic. Avant sa mort, Lisbeth pensait même qu’elle n’était plus du tout impliquée dans la vente de drogue.

Elle se sentait mal. Elle recommença à serrer ses poings sur un rythme encore plus rapide, mais cela ne parvenait plus à lui apporter un quelconque réconfort. Avec difficulté, elle s’écarta jusqu’au canapé à l’autre bout de la pièce et s’y installa du côté le plus éloigné. Assise, très tendue, elle finit par se plier en deux, essayant de calmer sa respiration de plus en plus rapide. Elle connaissait bien ces signes, elle était en train de perdre le contrôle et se sentait submerger par l’angoisse, elle avait de plus en plus de mal à respirer. Cela faisait plusieurs mois qu’elle n’avait pas eu de crise, mais là c’était trop. Recroquevillée, elle continuait de tenter de prendre sur elle, de se maîtriser, elle ne voulait pas que cet inconnu la voit comme ça.
Innocents~Humaine
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Jeu 1 Mar - 0:21
Lisbeth a drôlement pâli. Son visage s'est à nouveau fermé de stupéfaction et aussi par autre chose que je n'arrive pas à déterminer.
-Ce… ce n’est pas possible, ils se trompent, ça ne peut pas être Alex, a-t-elle affirmée.
Elle s'éloigne et je ne fais rien. Je ne ferais que l'effrayer davantage autant attendre qu'elle se calme. Mais ça ne semble pas s'arranger : la grande brune commence à avoir des tiques de nervosité. Peut-être que je ferais mieux de m'en aller. Cela dit, avant que je n'ai le temps de m'excuser avant de partir, la jeune femme s'est déjà calé dans un coin de la pièce. Recroquevillé sur elle-même, sa respiration forte trahie son angoisse. Au mon Dieu ! Je n'aurais jamais dû faire ça.

Je me lève et essaie de réfléchir. Ok qu'es ce qu'on doit faire dans ce genre de situation ? Peut-être que je devrais... Non-non ! Si je m'approche d'elle, va paniquer encore plus.
-Je...je suis vraiment désolé Lisbeth.... Tu as raison calme toi, peut-être qu'Alex n'était pas si mauvaise.
La brune ne semble pas pouvoir m'entendre. Je n'ai jamais eu de crise de panique. Je sens mes mains devenirs glacials par la panique qui m'envahit, si elle mourrait à cause de moi ? Pourquoi je ne suis pas partie quand elle me l'a demandé ? Je joue avec mes mains dans l'espoir qu'une idée me vienne en tête.

Qu'es-ce qui calme les gens ? La mer ? Oui et la mer, c'est quelque chose que les gens aiment, donc peut-être... Les choses que les gens aiment ? Qu'es-ce que Lisbeth aime ? L'informatique ? Les livres ?
J'essaie de me remémorer les évènements depuis notre rencontre. Mais ce n'est pas évident, Lisbeth semble avoir de plus en plus de mal à respirer. Et je n'arrive pas à me concentrer. Il faut que je fasse quelque chose, je me dirige vers la chambre de Lisbeth, peut-être qu'ici, je trouverais quelque chose qu'elle aime. Mes yeux se portent directement sur la photo d'elle et d'Alex. Mais après ce qui vient de se passer je ne suis pas sûr que ça puisse l'aider....

Mes yeux arpentent la pièce. Qu'es-ce que Lisbeth aime ? Qu'es-ce que je sais sur elle ? Je me rappelle que mon père m'avait dit que la dernière proie d'Alex avait été innocentée parce qu'elle avait un handicap. C'était quoi déjà ? As... Asperge ? Le syndrome d'asperge ? Le syndrome d'asperger ? Bref... Ses gens-là aiment tout contrôler et il n'aime pas changer leurs habitudes. Beaucoup de crises sont dues à un excès de stimulus : trop de choses se passent en même temps et la personne se sent submergée. S'éloigner de ces stimulus permet de se recentrer. Je ne savais pas que j'avais tout ça en mémoire. Lisbeth aime le café. J'attrape un oreiller qui est dans son lit et me dirige dans la pièce où elle et moi faisions des recherches avant que tout ça n'arrive.

Je m'empare de la tasse de café où il y a encore un petit fond froid. Je retourne voir Dystopia, qui est totalement en train de suffoquer. Elle tremble même un peu. Je m'élance vers elle et l'attrape par les épaules. Je sais qu'elle déteste qu'on la touche, mais je ne sais pas quoi faire d'autres. Je relève sa tête pour la regarder dans les yeux et place le coussin contra sa poitrine. Son regard est fuyant et elle a l'air comme folle je crois...
-Lisbeth, ça va aller. Dis moi ce que je dois faire. Es-ce que tu as besoin de médicaments ?
Je place la tasse de café en dessous de son menton pour qu'elle puisse sentir l'odeur du café - froid certes - mais peut-être que ça l'aidera un peu. Je ne sais pas si je dois la regarder ou au contraire détourner le regard.
-Lisbeth calme toi.
Finalement, je cesse de la regarder et lui frotte un peu le dos avant de me relever et de m'éloigner d'elle.

Je dois vraiment prendre des cours de secourisme...
Pacte des Insurgés ~ Humain
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Jeu 1 Mar - 10:11
Lisbeth entendit à peine Connor, alors qu’elle essayait vainement d’apaiser sa respiration. La voix du jeune homme trahissait son inquiétude, ce qui n’était pas pour l’aider… Pour la suite, elle n’avait pas vraiment conscience de ce qu’elle faisait, totalement accaparée par sa propre angoisse. D’habitude, elle parvenait à se reprendre, c’était grâce à Alex qui lui avait appris beaucoup de petites choses qui lui permettaient de se concentrer sur autre chose… Mais là tout la ramenait à la belle brune qui était justement la raison de sa crise… Un cercle infernal, et son souffle ne faisait que s’accélérer et s’amplifier.

Il la saisit par les épaules, elle se crispa davantage, tétanisée par le contact avec le jeune homme. Il l’obligea à relever la tête, ce fut encore pire… Son regard s’échappa très vite dans le vide, incapable de soutenir les yeux noisette du quasi inconnu. Elle n’avait pas l’esprit assez clair pour comprendre ce qu’il faisait alors qu’il plaçait un coussin, puis une tasse de café devant elle. Elle ne réagit pas, toujours complètement tendue. L’intervention du jeune homme avait eu au moins un mérite : sa proximité avait amplifié son angoisse, elle s’était arrêtée de respirer quelques secondes, mais elle avait pu reprendre avec un rythme un peu plus lent, qui ne lui faisait plus aussi mal dans la poitrine.

Tous les muscles du corps raides, elle resta là, assise, recroquevillée contre l’oreiller qu’elle serrait fortement, pendant un long moment. Elle n’aurait pas su dire combien de temps, peut-être 15 ou 20 minutes, peut-être plus. Elle pouvait sentir la présence de Connor, mais il ne lui parla plus et c’était tout aussi bien. Elle se focalisa sur les bruits environnants qu’elle connaissait bien, la circulation, un chien dans la rue qui aboyait… et cette odeur faible mais rassurante et familière du café.

Ses membres crispés commencèrent à se dénouer doucement après avoir été tellement douloureux. La pression se relâcha sur l’oreiller, et la tasse moins stable bascula pour tomber sur le sol dans un bruit sourd. Elle sursauta. Son regard jusque-là perdu dans le vide réagit pour se fixer sur les morceaux de faïence.

« Je suis désolée »

Sa voix, comme un murmure, tranchait tout de même avec le silence lourd qui s’était installée dans la pièce avant que la tasse ne se brise au sol. Elle ne parlait pas de celle-ci, elle s’en moquait, même si elle détestait le désordre. Elle voulait surtout s’excuser de ce qui venait de se passer, qu’il l’ait vu dans cet état. Elle détestait ça… cela lui donnait l’impression de retourner près de 20 ans plus tôt, lorsque adolescente, elle multipliait les crises sans pouvoir les comprendre ou les contrôler.

« Je suis désolée » répéta-t-elle, un peu plus fort. Sa voix trahissait sa fatigue après ce qu’elle venait de traverser. Comme à chaque fois, elle se sentait vidée de toute son énergie, épuisée physiquement comme si elle avait couru un marathon. Pour le moment, elle se sentait encore incapable de bouger plus, mais elle savait que la seule chose dont elle avait besoin pour la suite était de prendre quelques anxiolytiques et de retrouver sa chambre, ses habitudes. Elle ne voulait plus entendre parler d’Alex, elle refusait d’admettre ce que Connor lui avait dit, il se trompait, la police s’était trompée, fin de l’histoire.
Innocents~Humaine
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Jeu 1 Mar - 12:00
La jeune femme ne semble pas s'être calmée. Au contraire, elle semble être encore plus angoissée... Je ne sais pas quoi faire d'autre, peut-être que je devrais appeler les secours. Sans savoir trop pourquoi je reste quand même là à la regarder. Et au bout de quelques minutes, sa respiration est plus régulière et elle est moins crispée. Lisbeth s'est agrippée à l'oreiller - au moins ça à servie à quelque chose - et la tasse de café est tombé au sol pour se briser en petit morceau.

-Je suis désolé, a-t-elle lâché.

Quoi ? Mes yeux s'écarquillent, de quoi elle s'excuse ? Es-ce qu'elle parle de la tasse ? Son regard est fixé sur les morceaux de porcelaine. Je ne dis rien, je préfère attendre qu'elle ait totalement le contrôle d'elle-même.

-Je suis désolé, répète Lisbeth.

J'ai vraiment envie de lui demander de quoi elle est désolé au juste. Mais ce n'est pas le moment de poser des questions. Je hoche la tête, même si elle ne me regarde pas, pour lui faire comprendre que ce n'est pas grave. Mais en fait je fais plus ça pour moi que pour elle. Parfois les gestes valent plus que les parole...enfin sauf dans le cas de Lisbeth. Il vaut mieux ne pas avoir de geste du tout au risque de l'angoisser davantage.

La grande brune est vidée de toutes ses forces. J'attends encore que sa respiration devienne normale avant d'ajouter :

-Tu as besoin de quelque chose ?

Je ne crois pas qu'elle aurait voulu que je la contredise en lui faisant mon discours de culpabilité. Mais encore une fois je n'ai pas pu m'empêcher de lui poser la question << ça va ? Tu as besoin d'aide ? Tu veux que je fasse quelque chose ? >> ce genre de question agaçante que je ne peux pas m'empêcher de poser. C'est comme une maladie en dirai chez moi.
Je ne sais pas si elle m'en veut, elle a l'air encore une fois plongé dans ses pensées. C'est rassurant, ça veut dire qu'elle a totalement reprit le contrôle. Enfin j'espère.

Mes muscles se décontractent, je me rends compte à quel point j'étais paniqué. Je me demande si c'est possible de mourir de ce genre de crise. Je ne connais rien à sa maladie, je sais juste que ça la rend plus intelligente et maniaque aussi. Je partirais une fois que j'aurais la certitude que Lisbeth va bien. Pour tout ce qui est recherches ça attendra, je regrette d'avoir mêlé Lisbeth à cette histoire. Non en fait je regrette d'avoir insisté sur le fait qu'Alex est une criminelle. Même si c'est vraie....
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Ven 13 Avr - 16:50
Epuisée était le seul mot qui lui venait à l’esprit. Elle ne voulait plus parler à Connor, ni-même l’entendre. Elle voulait juste qu’il parte de son appartement, et qu’elle puisse dormir. Elle secoua la tête négativement lorsqu’il lui demanda si elle avait besoin de quelque chose. Craignant que cela ne suffise pas à le convaincre de partir, elle prit sur elle pour ajouter quelques mots.

« non… s’il te plait, pars » demanda-t-elle simplement sans relever la tête et risquer de croiser son regard sans doute inquiet, sans doute baignant d’une sollicitude et d’une pitié qu’elle ne supportait pas.

Elle l’entendit bouger, puis la porte de l’appartement se claqua. Le calme complet revint dans l’appartement, il n’y avait plus le bruit de la respiration, ou l’odeur de ce quasi inconnu qui avait était si horrible vis-à-vis d’Alex. Elle sentit sa respiration se tranquilliser encore un peu plus. Mais il lui fallut encore du temps pour parvenir enfin à quitter ce coin du canapé où elle s’était réfugiée. Elle se servit un verre de vin et plusieurs cachets, juste ce qu’il fallait pour s’endormir rapidement et profondément.

Elle rejoignit sa chambre et évidemment son regard tomba immédiatement sur la photo d’Alex. La colère contre la jeune femme, son incompréhension semblait déjà être redescendue. A la place restait seulement un énorme vide, la douleur de l’avoir perdu… ce qu’elle connaissait depuis déjà si longtemps mais qui ne semblait pas pouvoir s’apaiser malgré les années. Elle ne repoussa pas la photo, et pour s’endormir, prit entre ses doigts un foulard de la belle brune, qu’elle gardait à proximité, dans le tiroir de la table de nuit.

Fin du RP

Pour la suite :

Connor :

Lisbeth :
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